• Chevauchée

    Chevauchée

    Encore un tour de force typique de Gil : une gradation vertigineuse, partant de la matière la plus lourde - le sable, jusqu'à l'indigo le plus pur - l'air...

    Trois parties inextricablement entremêlées par les ondes d'un galop effréné : la terre, la mer puis le ciel.

    Plus nous levons le regard (suivant ainsi le regard de la jument et de son poulain), plus nous nous rapprochons de l'immatérialité.

    En point culminant, la mise en relief de la tête chevaline sous un soleil éblouissant, au centre du tableau, rappellera sans doute le procédé mi-cubiste mi-expressionniste de Picasso dans son chef-d’œuvre "Guernica".

    Mais, si le procédé est le même, l'argument du tableau est opposé. Ici, il s'agit de l'exaltation de l'Amour maternel animal, non de la condamnation de l'horreur de la guerre.

    Ce tableau respire l'iode, la liberté, une sorte de "légèreté extatique de la Vie renouvelée".

    Est-ce un hasard, donc, s’il utilise exactement la même palette chromatique que "La naissance de Venus" par Botticelli ?

     

     

     

    Partager via Gmail Blogmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :