• Famille africaine

     

    Famille africaine

     

    Chez Gil, les scènes africaines ne sont pas prétextes à l'exotisme, ou à l'anecdotique. Elles sont purement allégoriques et spirituelles.

    Comme pour les scènes de  Polynésie chez Gauguin ou la série de la danse chez Matisse, l'important n'est pas le détail de chaque personnage.

    C'est la ronde harmonieuse. Ce n'est pas l'individualité, mais la relation entre les humains et/ou entre les humains et leur environnement.

    Nous ne sommes plus dans un monde de l'individualisme. Plus de portrait, plus de discours subjectif.

    Chacun évolue librement, mais chacun est relie de façon diffuse par cet espace partage : la multitude des grains de sables qui enrobe l'espace.

    En Afrique occidentale, dans le Sahel, entre désert et foret, il y a ces "étendues lyriques", qui sentent le sable et les épices à perte de vue.

    Là, l'espace est successivement trouble et éclatant. Il suffit qu'une rafale de sable s'éloigne, laisse un peu de place au soleil brulant, pour que l'on redécouvre avec émotion la pureté du ciel.

    L'espace est vide et changeant à la fois.

    Une famille nomade, peule par exemple, peut se perdre de vue un instant, tout en marchant vers un autre bivouac, mais la vacuité de l'espace permettra toujours de se retrouver.

    Le lien familial n'est jamais rompu, grâce à l'immensité environnante.

    Ce tableau allégorique nous donne a voir une vérité profonde : le lien familial est une chose invisible et évidente à la fois.

     

     

    Partager via Gmail Blogmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :