• L'Olivier de la Paix en Israel

     

    L'Olivier de la Paix en Israel

     

    De façon assez paradoxale, il faut voir ce tableau "en vrai" pour comprendre combien il est "irréel", onirique.

    Il faut être en présence directe de sa matière : du sable prélevé à Rivabella ou Cabourg («Rivebelle" ou "Balbec" comme écrivait Proust, qui transformait volontiers ces plages normandes en légendaires toponymes orientaux),  de l'argent, de l'or, de l'antique et épais vert-olive...

    C'est un tableau volontairement surexposé, comme un "éclat de rêve", une apparition dans le désert.

    La lumière qui se dégage de son centre triangulaire vous happe. C'est un rêve paisible - et pacifique - de Terre Sainte.

    On se souvient de l'Orient rêvé par Marcel Proust dans sa chambre du Grand Hôtel de Cabourg, quand il observait sur le mur les chatoiements de la lumière échappée des rideaux.

    "Et sur le mur qui faisait face à la fenêtre, et qui se trouvait partiellement éclairé, un cylindre d'or que rien ne soutenait était verticalement posé et se déplaçait lentement comme la colonne lumineuse qui précédait les Hébreux dans le désert."

     

    Cette "colonne lumineuse" d'une Paix divine, rêvée, a réapparu au centre du tableau de Gil, entre sable normand et ors orientaux, comme une icone, comme une Epiphanie païenne.

    Partager via Gmail Blogmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :