• La voltige de Léa

     

    La voltige de Léa

     

    Comme chacun le sait, l'équitation est plus qu'un sport, c'est un Art, et ceci est d'autant plus vrai pour la voltige.

    Cependant, même dans sa dimension purement sportive, l'équitation a une spécificité étonnante : il s'agit de la seule discipline ou la distinction des sexes n'existe pas pour les athlètes.

    On peut même dire que, de façon assez inattendue, les femmes ont de meilleurs résultats dans la majorité des épreuves.

    Ainsi, pour faire se mouvoir une masse de plusieurs centaines de kilo de muscles, c'est la délicatesse des femmes qui est la plus efficace.

    Ce tableau nous donne à voir ce miracle de la communication Femme / Cheval.

    La femme, toute aérienne, flottant dans la lumière chatoyante, fine comme une ballerine renversée en porte-poisson.

    Le cheval, terrestre, sombre, puissant, lourd, loyal.

    Et nous, les spectateurs entre les deux, assis entre l'Art et la Nature.

    De l'un à l'autre, l'emploi de la matière picturale est si contrasté que nous avons affaire à deux tableaux en un : l'acrylique se fait presque aquarelle pour la femme, il est presque huile de lin pour le cheval.

    Picasso a beaucoup peint la tauromachie à la fin de sa vie, comme l'opposition fondatrice, toujours érotique, entre le sauvage (le taureau) et l'humain (le toréador).

     

    Ici, via l'évocation de la voltige, nous ne voyons plus l'opposition, mais le mariage, toujours amoureux, entre la Nature brute et la Grace.

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