Le fils est parti ! le rideau de la boutique est tiré. Il y a maintenant une vingtaine d'année , la famille Hanefi, ouvrit un commerce de vêtement pour enfants au 1, boulevard d'Algérie.Heureux présage cette adresse ! Malgré les pénibles débuts, aprés...
Après "La Fissure", tableau si poignant mi-abstrait mi-figuratif, Gil nous revient avec "L'Erosion", qui constitue un aboutissement de sa démarche durant les deux à trois dernières années. Ici aussi, le tableau est "à la fois" abstrait et figuratif -...
Le “Bédouin au pâturage” est une œuvre enivrante, entrainante, mais aussi biblique, presque iconique. La valse des tons ocres et coquille-d’oeuf au centre du tableau nous entraine dans une sorte de romantisme pastoral. On croit entendre le mouvement intitulé...
Deuxième tableau d'"Art pariétal contemporain" de Gil, c'est-à-dire, deuxième œuvre utilisant la projection d'ombres de sculpture, selon la méthode utilisée vraisemblablement par les artistes de l'ère paléolithique. Dès le premier coup d'œil, on ressent...
Encore un tour de force typique de Gil : une gradation vertigineuse, partant de la matière la plus lourde - le sable, jusqu'à l'indigo le plus pur - l'air... Trois parties inextricablement entremêlées par les ondes d'un galop effréné : la terre, la mer...
Etude vertigineuse et onirique. L'opposition rêve/réalité (corps liquides/corps solides = reflets/bateaux et bâtiments) se couple avec une opposition entre les couleurs froides et couleurs chaudes, comme dans le premier tableau de la série "Marina". Mais...
Ce tableau représente sans doute une étape importante dans le cheminement artistique de Gil. Sa sensibilité animiste et coloriste est toujours la même, mais là, le traitement graphique atteste d'un courage absolu, d'un dépassement de toute limite. En...
Cette "Vue de Jérusalem", comme souvent chez Gil, est un exercice chromatique extrême. Pourtant, le sujet, ce "paysage sacré" est si lourd de sens que l'exercice n'est plus purement "coloriste" : il interpelle notre vision de la Vie et de la Mort. Du...
Depuis toujours, le "collorisme rayonnant" de Gil est libre de toutes frontières, qu'elles soient d'ordre géographique ou qu'il s'agisse des frontières entre les genres artistiques. Sa série de tableaux africains fut une réussite à cet égard. Entre autres,...
Le thème de "l'animisme architectural" fut inauguré par Gil en 2012 avec son tableau très remarque "Nuit à Dubaï". Il s'agit d'une gageure, car, à priori, le traitement pictural d'un sujet urbain, "purement minéral", comme celui des gratte-ciels, ne se...
Comme chacun le sait, l'équitation est plus qu'un sport, c'est un Art, et ceci est d'autant plus vrai pour la voltige. Cependant, même dans sa dimension purement sportive, l'équitation a une spécificité étonnante : il s'agit de la seule discipline ou...
Il me semble que le coup de génie de ce tableau consiste dans le procédé suivant : alterner une technique d'aplats simples et légers, type "a fresco", avec les blocs de matière lourde qui représentent la rouille. Cette alternance est à la fois régulière...
Quelle créativité ! Cette façon de revisiter le classique de Delacroix est réjouissante, "jouissive" ! Le travail sur les ombres qui s'étendent comme des mains sur les seins, qui forment une moire bleu-blanc-rouge, etc., c'est une gageure technique pleine...
Vraiment très émouvant. Ce tableau est émouvant et philosophique à la fois. Qui ne se sent pas profondément ému par ce vert tendre, ondulant entre l'azur et l'ocre, presque aussi impermanent que le bleu-vert des nymphéas de Monet ? Ce vert des herbes...
De façon assez paradoxale, il faut voir ce tableau "en vrai" pour comprendre combien il est "irréel", onirique. Il faut être en présence directe de sa matière : du sable prélevé à Rivabella ou Cabourg («Rivebelle" ou "Balbec" comme écrivait Proust, qui...
Comment ne pas être touché, bouleversé, même, par cette fissure, à la fois organique dans son relief, et philosophique dans ses couleurs ? C'est à la fois une crevasse concrète, tortueuse, et une fêlure existentielle entre bleu de Prusse et carmin......
Comme pour Matisse, la figure de l'"Arbre de Vie" est pour Gil une métaphore du paradis retrouvé. Gil a peint des arbres jaunes, bleus, rouges, blancs... avec, à chaque fois, cette spiritualité animiste qui la caractérise. Matisse, après un détour vers...
Dans sa série des paysages africains et méditerranéens, Gil signe ici un tableau purement allégorique, presque détaché de toute dimension humaine. Pour moi, ce tableau est une sorte de Genèse, dans le sens mystique du terme. La couleur rouge, symbole...
l Ce tableau lyrique, enthousiasmant, passionnant, "La Porte bleue" de Gil, est à la fois la continuation et l'antithèse du célèbre tableau de Matisse "Porte-fenêtre à Collioure". Le tableau de Matisse est "incroyablement carré", celui-ci est "incroyablement...
Cette “sérénade pour mandolines”, c’est toute la douceur du regard bleu de Pierrot ayant perdu sa Colombine, c’est le jeu de cache-cache d’un spectacle de Commedia dell’arte sur la place ocre-jaune d’un village italien, c’est une valse rêvée entre un...
Dans ce tableau monumental, nous retrouvons la technique des "ombres portées à partir d'une statue", procédé rare, qui est cher à Gil. Il s'inspire librement de l'Art pariétal préhistorique (de Chauvet à Lascaux), de sorte que nous pouvons parler ici...
Enfin un tableau sous-marin qui nous donne à ressentir le vide autant que la plénitude, l'onde mi-abstraite mi-concrète de la Vie primitive, sans trop la décrire ! Certes, en bas à gauche, l'image figurative des coraux, rayonnante, tendre, parfois même...
Dans les mains de cette femme pachtoune, et partout autour d'elle, on nous donne à voir la chose la plus tabou dans notre societe occidentale : les bouses, les excréments. Et pourtant, le traitement pictural est tellement éloigné de tout "préjugé hygiéniste",...
Dans toute sa série africaine, Gil varie toutes les possibilites de “fusion de l’humain et de son environnement” : quête animiste et coloriste a la fois. Par tous les procédés graphiques imaginables : nébuleuses, déconstructions, contre-jours, etc.. Ici,...
Je lui trouve à ce mangeur de couleurs un petit air « Chagallien », entre réalité et onirisme, entre poésie, lumière et couleurs.... Bref, un personnage étrange auquel le regard reste comme « accroché, aimanté», intrigué par sa puissance et son étrangeté....